Les symptômes sont multiples, et les plus fréquents sont :

la dyslexie,
les troubles du comportement (pseudo hyper activité),
difficulté de concentration,
douleur articulaire,
fatigue chronique…

Comprendre le système postural:

Le système postural d’aplomb est  formé de capteurs qui envoient des informations sensorielles au cerveau. Celui-ci les traite avant d’envoyer des ordres adaptés aux muscles qui, changeant la posture, assurent une modification des capteurs et font du système postural un système automatique et auto-asservi. La base du cerveau et le cervelet sont les zones essentielles qui contrôlent le système. La régulation est permanente et essentiellement inconsciente. Les capteurs, encore appelés « entrées posturales » sont essentiellement les muscles, l’œil, l’appareil manducateur, l’oreille interne et la surface plantaire.

Dans les muscles squelettiques les capteurs sensoriels sont représentés par les organes de la proprioception que l’on peut considérer comme l’épine dorsale du système:

-        les fuseaux neuro-musculaires qui sont des fibres musculaires spécialisées renseignant le cerveau sur la longueur du muscle.

-        les organes tendineux de Golgi renseignant le cerveau sur l’état de tension du muscle.

En modifiant expérimentalement la proprioception par l’utilisation de vibrations à haute fréquence et faible amplitude, on a pu mettre en évidence l’existence de véritables chaînes proprioceptives agissant ensembles pour donner une information spatiale ou modifier la posture.

         L’œil est un double capteur postural :    

 

  • la rétine périphérique, grâce au système magnocellulaire sensible aux variations de contraste et aux mouvements, joue un rôle primordial dans les réactions posturales adaptatives. Les informations sont véhiculées au cortex par les voies optiques rétino-corticales mais c’est essentiellement le système optique accessoire qui gère les informations posturales provenant de la rétine. Un élément important de ce système est représenté par le colliculus supérieur qui est considéré comme un des centres de la régulation motrice œil-tête. Dissimulé à notre conscience par le flot d’images corticales, le système optique accessoire, fonctionne cependant en permanence. Il est intéressant de noter que, dans la phylogenèse, le système visuel fut un système postural avant d’être un système permettant l’élaboration d’images conceptualisées.

  • les muscles oculomoteurs, comme tous les muscles de l’organisme, présentent des récepteurs proprioceptifs au niveau du corps musculaire et au niveau des tendons. La modification des récepteurs proprioceptifs des muscles oculo-moteurs représente actuellement le moyen thérapeutique le plus puissant pour agir sur la proprioception et ses dérèglements. Cette constatation justifie à elle seule l’intérêt que l’ophtalmologie doit accorder à la posturologie

Grâce à la langue, aux ligaments dentaires et aux articulations temporo-mandibulaires, l’appareil manducateur donne des informations essentielles à la régulation posturale. Parce qu’elles passent par le nerf trijumeau qui véhicule aussi les informations proprioceptives des muscles oculaires, on considère que l’œil et la mâchoire représentent un seul et même capteur.

L’oreille interne intervient grâce aux otolithes et aux canaux semi-circulaires, lors des accélérations linéaires ou angulaires de la tête. La sole plantaire est très riche en capteurs de pression de différents types et représente ainsi un élément essentiel du système postural. On a pu mettre en évidence une véritable « carte dynamométrique » de la sole plantaire pour réguler l’équilibre postural.

         Le système postural, joue un rôle dans 3 domaines :

-        régulation du tonus musculaire,

-        intervention dans la localisation spatiale des informations sensorielles reçues,

-        modification des autres perceptions sensorielles car la proprioception intervient, au même titre que les autres sens, dans un équilibre multisensoriel qui couple perception et action.

Le dysfonctionnement du système postural d’aplomb aboutit à une altération de ces 3 fonctions physiologiques. Le dysfonctionnement va dépendre des possibilités spontanées de correction que le sujet peut mettre en place. Les tableaux cliniques vont donc être variables dans le temps, selon l’âge, et suivant que telle ou telle fonction sera atteinte de manière prédominante ou non.